Le domaine du transport représente à lui seul 34 % des émissions de CO2, ce qui en fait le secteur le plus polluant devant l’industrie qui ne représente que 24 % des émissions de gaz à effet de serre. Or la loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat, qui est venue actualiser les objectifs de la politique de l’énergie pour tenir compte du Plan climat adopté en 2017, de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), prévoit que la neutralité carbone devra être atteinte à l’horizon 2050. Enfin, l’article 73 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités fixe comme objectif à la France la fin de la vente des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles d’ici à 2040. De nouveaux comportements doivent donc être adoptés.
Mais à ces enjeux écologiques, viennent également s’ajouter des enjeux économiques. Car dans ce domaine, réduire la pollution est bien souvent synonyme d’économies.
Pour s’y retrouver, le point sur l’impact de vos déplacements quotidiens et les solutions alternatives.
Déplacements et environnement : les points négatifs de la voiture
Moyen de transport favori des usagers, la voiture a pourtant de nombreux défauts.
Un moyen de transport polluant
Une voiture contient en moyenne 1,25 personne par déplacement. Concrètement, cela veut donc dire que la plupart des personnes sont seuls dans leur voiture, et qu’il faut quasiment multiplier la pollution engendrée d’une voiture par le nombre de ces dernières.
Un moyen de transport cher
Toutes les énergies fossiles comme le pétrole ne sont pas inépuisables. Or tout ce qui est rare est cher. Par conséquent le prix de l’essence ne cessera d’augmenter.
De plus, la voiture elle-même n’est pas éternelle, et au prix de l’essence se rajoute toujours le prix d’achat et le prix d’entretien.
Déplacements et environnement : les transports en commun, une bonne solution
Comparatif
Pour un trajet en voiture coûtant 2 000 € par an et rejetant 1 000 kg de CO2 dans l’atmosphère :
- Le trajet en deux-roues coûte 1 600 € par an et rejette 320 kg de CO2 dans l’atmosphère.
- Le trajet en bus, métro ou tramway coûte en moyenne 310 euros par an et rejette entre 70 et 200 kg de CO2 dans l’atmosphère.
- Le trajet en vélo coûte 200 € par an et rejette 0 kg de CO2 dans l’atmosphère.
Des solutions adaptées à chacun
Le problème des transports en commun est qu’ils n’emmènent pas forcement de sa porte d’entrée à celle de son lieu de travail.
Pour remédier à ce défaut, il existe diverses formules d’intermodalités qui combinent divers modes de transport pour allier confort, économie et écologie. Par exemple :
- voiture + parking relais + transport public ;
- voiture + vélostation ;
- transport public + vélostation.
Déplacements et environnement : faire ses courses à proximité
Parmi nos achats, 80 % pèsent moins de 5 kg. Par conséquent, ils peuvent se faire aisément à pied ou à vélo. Il est préférable de se rendre dans les commerces de proximité plutôt que dans les grands centres commerciaux. Les prix n’y sont pas forcément plus élevés, et les économies d’essence réelles.
Déplacements et environnement : partir en vacances
Parce que les trajets sont souvent longs, partir en vacances engendre aussi une très forte pollution.
Pour rallier Paris à Marseille, il peut vous falloir :
- 3 h d’avion et 97 kg de CO2 ;
- 7 h 30 de voiture et 89 kg de CO2 ;
- 3 h de train et 2 kg de CO2.
Pour approfondir le sujet :
- Déménagez en train : écologique et économique !
- Voici quelques conseils pour garder toute sa tête dans les transports en commun.